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– Peaches – Cakes Da Killa

Une chose est sûre, je ne m’attendais pas du tout à voir ce que j’ai vu et entendre ce que j’ai entendu ce soir là à l’Épicerie Moderne. Encore une fois la programmation est surprenante, souvent hors de ce que j’affectionne et tant mieux car je découvre beaucoup de choses différentes là bas. Je dois dire que cette fois-ci était encore un niveau au dessus. Autant pour la première partie Cakes Da Killa que dans la tête d’affiche Peaches c’était décalé, accrocheur pour ne pas dire ravageur, complètement fou, provocateur, démesuré mais bon sang que c’était bon !!! J’ai adoré autant l’un que l’autre !
En arrivant dans la salle j’ai dans un premier temps été surpris par la configuration de la scène, aucuns instruments, tout juste 2 platines et des espèces d’estrades au milieu de la scène. Ça annonce du show chaud si j’ose dire. Puis d’un coup, mine de rien et en raccord avec “la musique d’attente”, le DJ de Cakes Da Killa entre sur scène dans une tenue de Cheerleader… OK tout va bien ! Il prend donc la musique en main, le set est bon, les mix vraiment de très bonne qualité et l’ambiance ne tarde pas à monter dans le public. Il nous envoie de grosses basses, ça vibre dans tous les sens, personnellement j’adore ça ! On se serait cru sur un dance floor voir dans une rave party endiablée ! En suivant le regard du DJ vers le côté en direction des loges on sent que quelqu’un d’autre est sur le point de le rejoindre pour encore plus allumer le public. Il débarque, Rashard Bradshaw, dans une mini robe noire à raz les roubignolles et de grosses baskets de rappeur américain aux pieds. Pas de problème, tout est sous contrôle et il nous déverse son hip-hop assez bluffant ma foi ! Les attitudes efféminées et totalement assumées n’entravent en rien la force de leur musique et des paroles. Les déhanchés ne se sont pas fait attendre dans la salle tandis que sur scène on a droit à toute la panoplie de petites danses très girly et positions aguicheuses très explicites, le micro chant s’en souvient encore ! Cakes Da Killa s’est offert un bain de public, se frayant un passage de la scène à la régie, on aurait dit un vrai défilé de mode ! Il s’en ait allé aussi sec en loges, laissant son DJ faire la finition, nous abandonnant dans un sentiment de travail accompli et un public conquis ! J’en suis resté pantois !
Je vais prendre le temps de réécouter tout ça en essayant de ne pas (trop) me déhancher dans les transports en commun et je vous conseille très fortement d’aller écouter également, ça vaut vraiment le coup de les découvrir !

Le public était là pour Peaches bien sûr, son entrée a été du même registre. La musique était enchaînée avec la “musique d’attente”, le changement de plateau a été rapide puisqu’il n’y en avait pas besoin, les platines sont restées, ni plus ni moins. 2 danseurs ont débarqué dans leur costume de Yeti puis sont repartis en loge chercher celle qu’on attendait tous. Elle aussi était en tenue de Yeti, plus grand, plus gros et rose, en guise de coiffe un énorme vagin… Tout est normal, c’est du Peaches !
J’ai là aussi été surpris, je ne m’attendais pas à une telle extravagance même si j’avais vu quelques photos sur le net, on est bien dans un spectacle vivant et non un concert comme on peut se l’imaginer. Tout le monde est à fond dans la salle, les lumières aussi envoient du lourd ! C’est beau à voir, fort à entendre, chaud dans les expressions et bon sang que ça envoie cette musique !!! Impossible pour moi de dire quelques titres elle a chanté, je ne suis pas n’étais pas assez client de ce style pour reconnaitre quoique ce soit mais là encore j’ai de quoi agrémenter ma playlist de bonnes vibes. Peaches a changé je ne sais combien de fois de costume, se retrouvant parfois uniquement en culotte sur scène, seins nus, sans gêne bien sûr. Encore une fois, tout est normal, tout est sous contrôle. Lorsque je me suis éloigné de la scène pour ne pas gêner le public elle s’est mise à escalader les grosses enceintes sur les côtés de la scène. Quelques titres plus tard elle annonce au public qu’elle va marcher sur leurs mains, elle finira effectivement par marcher sur les gens qui la portent à bout de bras pour finalement s’écrouler dessus et slammer jusqu’a la scène ! Les danseurs sont tout aussi dérangés, portant parfois des masques genre Hannibal Lecter, des chaînes ou lanières qui rappellent les camisoles de forces, c’était fou ! Musique déjantée par une nana déjantée pour un public déjanté !
C’était une soirée mémorable et même si je ne suis pas allé jusqu’au bout c’était une sacrée expérience que de vivre un concert comme ça ! A bientôt Peaches !!

Quelques liens :