- Psy4 de la Rime – Kery James – Mell – Loic Lantoine – La Caravane Passe – Paroles et Musiques #5

5° et dernier jour sur le festival Paroles et Musiques, déjà ! Les horaires des concerts uniquement en soirée doivent participer au fait que le temps passe vite, trop vite. Comme tous les jours je guette la météo pour savoir si le passage d’une salle peut se faire tranquillement ou bien il faudra courir entre les gouttes de pluie. Cette fois-ci le soleil a décidé de faire un bras de fer avec les nuages, le vent se mêlant à la partie on a eu droit à un temps agréable, de quoi profiter comme il se doit du village du festival monté sur le devant du palais des spectacles.
Pour cette dernière journée il y a encore une fois du beau monde et le palais des spectacles a sonné rap ! C’est le groupe Psy4 de la Rime qui n’a pas eu trop de mal à emballer le public moins nombreux que pour Tyro ou la Rue Ketanou mais tout aussi bruyant, voir plus. Quand je suis arrivé en plein concert je me suis pris une claque tant l’ambiance était chaude, comme une impression de se prendre une grosse boule d’énergie en pleine face et qui prend aux tripes. Moi qui suit plutôt rock j’avoue que la musique et le flow de paroles de Psy4 m’a plu, j’ose le dire. De là à écouter ça tous les jours peut être pas mais en tout cas je vais me pencher un peu plus sur ce groupe. Leur dernier album est sorti en avril dernier, c’est tout frais, ou plutôt tout chaud tellement ces marseillais embarquent leur public dans ce rap français surpuissant. A réécouter !
Je ne connais pas les grands noms de ce domaine mais j’imagine que Kery James qui a suivi était tout aussi attendu. Du rap biensûr, un sacré flow de paroles également mais j’ai senti une moins grosse énergie de la part du public, une impression peut être.
Côté Fil c’était beaucoup plus rock et c’est là bas que le festival s’est terminé et donc qu’il fallait y être. Mell dans un premier temps a débuté dans le club, seule sur scène avec ses guitares, une grosse caisse, quelques machines et surtout des choses à dire! J’avais hâte de la voir et le peu que j’ai vu ne m’a pas déçu, j’ai juste un regret de ne pas avoir pu voir tout le set. C’est du rock bien tranché avec une espèce d’humour presque provocateur à souhait. Ça part dans tous les sens et on entre volontiers dans ces histoires. Mell c’est quand même 4 albums, de belles collaborations musicales, des musiques de film ou encore de théâtre, chapeau bas. J’aime ce genre de personnage, du rock féminin qui peut partir dans tous les sens tout en sachant où on va.
Dans la grande salle du Fil, Loic Lantoine avait pris le relais. Fidèle au festival il était déjà venu il y a quelques années, cette fois-ci il vient avec un nouvel album «j’ai changé ». Je n’avais pas spécialement accroché la première fois mais là j’étais disposé à me laisser surprendre et étais attentif. Et bien il m’a ému le bougre ! Ce grand gaillard mis en avant sur scène, entouré par ces musiciens a quelque chose de très touchant, un espèce de je ne sais quoi qui attire et m’a fait rentré dans ses textes. Je ne m’attendais pas à ça et j’en aurais bien voulu plus finalement. Il est de toute évidence une référence de la chanson française, de la belles chansons à texte, allez donc passer un moment en sa compagnie, vous en sortirez différent !
Et c’est au club que le public s’est donné rendez-vous pour finir en beauté Paroles et Musiques, il fallait pour l’occasion une grosse machine festive devant laquelle on danse, chante, en allant puiser dans nos dernières ressources. Mission accomplie pour La Caravane Passe, je connaissais de nom et de réputation et voici encore un groupe qui va rentrer dans ma playlist. Mais qui est-ce donc ? 5 zicos  déguisés en bling bling, pâtes d’èph, chemise ouverte et chaine en or, lunettes de soleil et instruments à la main il ne faudra pas longtemps pour voir tout le club sauter aux rythmes des hymnes au kebab en se prenant pour un manouche d’un jour. Dur de classer le groupe, c’est folk, manouche, gipsy, reggae par moment, disco à souhait, électro sur les bords, bon sang que c’est bon un groupe comme ça. Je vais éviter la comparaison tant l’identité est forte. Si vous voulez apprendre le air guitare manouche c’est le groupe qu’il vous faut, attention ambiance assurée !!

Merci à toute l’équipe de Paroles et Musiques, la formule était différente des années précédentes mais tout aussi riche et haute en couleur.

 

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- Dissonant Nation – Juveniles – Lescop – Flavia Coelho – Volo – Tryo – Paroles et Musiques #4

Jour 4, ça y est, la fatigue est là, la pluie aussi mais vu la programmation du soir on sait qu’on trouvera le soleil à l’intérieur. Côté Fil ça s’annonçait très rock, enfin des grosses guitares qui forcent à mettre les bouchons d’oreille avec le groupe Dissonant Nation. Ils ont dans leur bagage une liste longue comme le bras de salles européennes où ils ont pu transmettre leur musique à tendance hystérique. C’est un rock vraiment très puissant qu’ils matraquent sur scène ne manquant pas de faire ressortir toutes leurs influences intergénérationnelles. 2 EP et un album enregistré à Londres au studio RAK avec aux manettes Richard Woodcraft, excusez du peu (Artic Monkeys, Radiohead, …).
Le groupe Juveniles a pris le relais, 4 jeunes qui le crient haut et fort avec leur musique synth-pop comme ils essayent de la qualifier. Les plus vieux de la scène sont sans aucun doute les synthés qu’ils utilisent pour balancer des notes encore et encore, toujours plus vite. Ça sonne pop, ça sonne rock, électro, on se croirait revenir dans le temps et pourtant ça sonne moderne malgré tout tant ils arrivent à remettre au gout du jour ces airs qu’on écoutait en boite il y a 20-30ans, pfiou ça ne me rajeunit pas… Ils ont une énergie incroyable et il est difficile de rester de marbre devant ce quatuor. C’est sûr, ils vont faire une longue route, comme je le dis souvent, prenez le temps d’écouter, de découvrir !!
Pour finir au Fil, Lescop aura fini d’achever le public. C’est de la variété bi-polaire francophone. Mais qu’est ce donc ? Une espèce de rock/punk assez dur à définir en fait, même eux dans leur dossier de presse partent dans tous les sens et ça donne sur scène un chaos organisé, musicalement pointu et très intéressant. Une chose est sûre, ils dégagent une énergie bien palpable, un vrai bonheur.
Au palais des spectacles on avait rendez vous avec le soleil, la belle Flavia Coelho a illuminé la salle dès les premières notes. Ca swing, ça groove, impossible de rester immobile et être insensible à ce grand sourire, un vrai moment de pur bonheur qui mélange reggae, raggamuffin, inspiration africaines et sud américaines, un bon bossa muffin en somme. Un vrai patchwork de musiques entraînantes !
Pas facile de passer après et pourtant Volo a relevé le défi haut la main ! Volo ce sont deux frangins, guitare à la main, accompagnés par 3 musiciens pour l’occasion. Ils engagent leurs textes toujours avec humour et c’est fort de leurs 5 albums qu’ils parcourent les plus grandes salles de France. Si vous voulez passer un moment tranquille à la maison, procurez vous leur dernier album sorti il y a quelques semaines, c’est encore tout chaud !
En tête d’affiche de la soirée, on ne les présente plus, c’était un énoooorrrmmme Tryo qui, notons le, a accepté tous les photographes pour les 3 chansons syndicales habituelles. Geste sympas de leur part, ils nous ont même offert un chouette tableau sur scène en se regroupant autour du piano qui trônait au centre de la scène, comme une photo de famille, ça fait plaisir de voir ces 4 gars là. Inutile de dire que l’ambiance était hallucinante et même si je ne suis pas complètement dans leur mouvement green, je ne peux que respecter leur musique et ait chanté avec plaisir les titres du 20° siècle lors de leur medley final. Eux aussi reviennent dans ma playlist, merci Tryo pour cette fin de soirée !!

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- The Ligerians – Boulevard des Airs – Versus – La Rue Ketanou – Paroles et Musiques #3

Jour 3. Afin de lâcher tout de suite la polémique : En ce qui concerne le groupe Fauve, nous avons reçu une liste très contraignante de règles à respecter pour les captations photo et ce, d’après le discours, dans un but de respect de la démarche artistique du groupe, je cite. Eh bien dans un but de respect de ma façon de travailler je ne me suis tout simplement pas déplacé sur leur concert. Voilà ceci étant dit j’ai eu le plaisir ce jeudi de retrouver une connaissance en la personne d’Olivier, programmateur du Festiv’allier qui se déroule fin juillet début août à Langogne en Lozère. La programmation est aux petits oignons, si vous passez dans le coin, arrêtez vous quelques temps pour profiter de tous ces chouettes artistes, en plus c’est gratuit !
Au programme du soir ça commence par The Ligerians avec une tête bien connue au chant puisque ce n’est autre que le chanteur du fameux groupe Stéphanois N&SK ! C’est un registre toujours haut de gamme, toujours ska mais à grosse tendance jazzy voir funky et bien plus calme quand même. La pluie a pointé son nez mais le public est resté scotché devant leur musique, il en fallait plus pour nous enlever ce plaisir. Ils ont sorti en octobre dernier un CD-BD pour découvrir un univers où se mêlent reggae, polar, jazz et chanson ©The Ligerians.
La fin du set sonne, Il était temps d’aller se réchauffer un peu dans le palais des spectacles pour voir Boulevard des Airs enflammer le public. Quelle pêche ! C’est une formule qui marche à merveille, gros son à la rythmique, grosse section cuivre et les 3 autres compères assurent le show en avant scène. C’est du ska festif/ rock alternatif comme on aime, de quoi faire un bon gros plein d’énergie !
Au Fil aussi ça groovait, ça ska très fort je dirais ! Versus impressionne, un ska très dynamique avec la aussi une très grosse section cuivre qui ne manque pas de me faire penser à Rude Boy System, quel bonheur cette musique quand même, ça me ferait presque virer de bord car venant du rock il n’y a qu’un pas. Versus c’est la musique reggae/ska/jazz stéphanoise de Gagadilo et le rap puissant du lyonnais Tahiti Bob, un derby où tout le monde avance dans le même sens et bon sang ça marche du feu de dieu ! La j’avais possibilité de rester tout le set sans avoir à courir, un poil trop court du coup tellement c’est bon, j’en aurais bien repris une tranche si La Rue Ketanou ne s’annonçait pas au palais des spectacles.
La Rukete, pour les initiés, est arrivée sur scène en trombe devant une salle comble ! Et c’était partie pour un concert de folie. Ils annoncent la couleur tout de suite, d’abord les nouvelles chansons, ensuite les connues parce que sinon tout le monde s’en va en plein concert. Très franchement je ne pense pas que ça arrive tellement ces 3 gaillards sont aimés du public. Il faut laisser le temps aux nouvelles chansons de murir, leur laisser le temps de devenir des hymnes comme peuvent l’être les « vieux » titres comme Mohammed ou encore Les Mots. Ouch c’est bon d’entendre cette musique qui rappelle plein de souvenir comme notamment un concert il y a plus de 10ans au Ninkasi café à l’époque où le Kao n’existait pas encore. Qui dit nouvelles chansons dit nouveaux instruments et on voit donc apparaître une guitare électrique et une espèce de croisement entre une mandoline et un ukulélé. L’ambiance est dans la lignée de ce qu’on connait de la musique de la Rue Ketanou, une invitation au voyage comme la veille avec Anouk Aïata. Ils ont invité pour l’occasion les rappeurs du groupe Redbong qui ont un flow de paroles assez impressionnant. J’ai cependant senti une certaine réticence du public, ça change c’est sûr. Pas de sortie d’album pour l’instant, il est à venir mais d’abord, laissons leur présenter ces nouveaux titres au public en live

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- -M- – Pauline Croze – Emilie Loizeau – Anouk Aïata – Paroles et Musiques #2

Jour 2, non pas encore de fatigue et toujours la motivation, heureusement ! Ce soir là aussi il a fallu faire un choix, Sophie Maurin, Emilie Loizeau et Anouk Aïata d’un côté, -M- et Pauline Croze de l’autre et vous comprendrez que je ne devais pas manquer notre -M- national. Consignes strictes, 3 songs no flash comme on dit outre-mer, c’est une question d’habitude sauf que la ils compliquent un peu les règles en nous parkant sur le côté gauche de la scène dans un tout petit espace, allez ça pourrait être pire.
C’est avec grande joie que je retrouve en première partie Pauline Croze que j’avais tant aimé en début d’année an Ninkasi Kao, là elle est seule avec sa guitare face à un Zénith plein à craquer, 7000 personnes tout de même. Moralement je l’ai encouragé mais elle semblait bien maritriser son affaire et a enchaîné ses chansons avec brio. Je vous renvoi à mon article sur elle, moi je reste fan !!!
La tension monte pour la tête d’affiche de la soirée, le public était chaud bouillant, -M- entre sur scène, guitare dans le dos, lunettes vissées sur le nez et commence sa première chanson au clavier derrière un rideau noir. Là tu n’es pas sympa Mathieu car en plus les lumières sont très dures. Le rideau se lève, et on peut enfin bosser pour quelques minutes qui passent à une vitesse folle ! Pas de le temps de dire ouf la sécurité nous raccompagnera gentiment en dehors de la salle. Je réalise que j’étais avec ce grand artiste sans en avoir profité, pour tout dire je reste sur ma faim. Inutile de vous présentez ce Master of guitar qui présente son nouvel album « îl ».
J’ai décidé de tenter ma chance au Fil où normalement Émilie Loizeau jouait encore. Je suis alors tombé sur une salle assise, lumière tamisée et encore une fois très difficile, décidément ce n’est pas ma soirée. J’écris donc ces lignes assis au fond de la salle bercée par le doux piano d’Émilie. Univers très feutrée, de l’anglais, du français mais malheureusement pas le temps d’apprécier, dommage… Elle a eu droit à une standing ovation !
Je suis resté pour Anouk Aïata qui enchaînait dans la petite salle du Fil, chanteuse bourrée de charisme avec une voix envoûtante dans un répertoire qui tend vers l’orientale mais pas que. Il a fallu se frayer un passage dans le public pour approcher la belle et pouvoir profiter de ses diverses ambiances musicales. Multi-style musicaux il est difficile voir impossible de catégoriser cette déesse de la chanson tant les titres se détachent les uns des autres. Ce sont des univers à partager sur scène, une vraie invitation au voyage, amis globe trotter cette artiste est faite pour vous.
Le petit regret du jour est d’avoir raté Sophie Maurin, ce n’est que partie remise.

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- Olivia Ruiz – Simon Autain – Paroles et Musiques #1

C’est parti pour la 22éme édition du festival Paroles et Musiques à Saint-Étienne et encore une fois la programmation n’a pas à rougir face aux gros festos de la région. Les têtes d’affiches viennent avec  de nouveaux albums pour la plupart, les découvertes ont eux aussi leur mot à dire et ce n’est pas la pluie qui va nous empêcher d’aller écouter tout ça, bien au contraire !
Pour cette première soirée il m’a fallu faire un choix : Milord puis Romain Didier avec Yves Jamait et Jean Guidoni qui chantent Allain Leprest d’un côté et Simon Autain puis Olivia Ruiz de l’autre. Cruel dilemme car les deux concerts s’annoncent particulièrement intéressants et mon choix s’est porté sur le Fil pour Simon Autain et Olivia Ruiz que j’apprécie tout particulièrement mais que j’ai sorti de ma playlist quotidienne, honte sur moi. C’est sans aucune réflexion qu’elle fait une réapparition en tête de liste tant ce concert était au top !
Olivia Ruiz c’est une pile sur scène, terriblement rock, terriblement belle, terriblement émouvante !!! Ça rock sévère comme je l’ai crié sur les réseaux sociaux le soir même (Facebook, Tweeter, Instagram), c’est déjà palpable sur cd mais ça se vit encore plus en live et si elle passe vers chez vous allez y, elle vaut le détour. Le titre de son nouvel album "Le calme et la tempête" résume bien ce qui se passe sur scène. Ça fait plaisir de la revoir dans un répertoire connu mais aussi sur ces nouvelles chansons pleines d’émotions inspirées de ces dernières années où elle s’est exilée outre atlantique. Elle sait toucher le public avec ses messages d’amour, de tristesse, de folie parfois avec ces textes et son interprétation dynamique. Pour l’occasion le décor était composé de grands drapés blancs qui évoluent au fil des chansons, j’ai noté également comme beaucoup je pense le superbe déhanché de son percussionniste qui nous a fait part de superbes danses avec Olivia toutes plus sensuelles les unes que les autres. Et oui Olivia danse et elle le fait bien ! Même si les bottes en cuir ne sont pas les meilleures chaussures pour l’exercice, les rock, tango et j’en passe sont parfaitement exécutés. La femme chocolat n’a pas été croquée complètement il en reste, bonne dégustation.
En première partie c’était Simon Autain et son piano qui ont ouvert la soirée et donc le festival. Set court mais suffisamment riche pour découvrir cette espèce de Michel Berger en herbe si j’ose dire. Le public a été conquis, moi de même et on en aurait bien repris un peu.
Le festival est lancé j’ai hâte de voir la suite, Stay tune ! Suivez moi au fil des concerts sur FB, Tweeter, Instagram.

 

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